Les modifications proposées à Eco remplissent la promesse du gouvernement britannique de mettre l’accent sur la précarité énergétique, mais au prix de l’abandon quasi-total de certaines initiatives de réduction de carbone. Un peu plus de 450 ans, c’est le temps qu’il faudrait pour que les maisons à parois solides du Royaume-Uni soient totalement éco-énergétiques si nous devons compter sur le taux actuel de mise en œuvre du programme d’obligation pour les entreprises énergétiques.

Un document de consultation décrivant les dernières propositions du gouvernement concernant le mécanisme d’efficacité énergétique financé par les fournisseurs, publié récemment, fixe l’objectif d’isolation des maisons à parois solides à 17 000 par an. Cela correspond à l’objectif actuel de 21 000 par an.

Voici les détails de cette nouvelle en anglais :

https://www.youtube.com/watch?v=7l0caaHWobo

Les enjeux de l’isolation au Royaume-Uni

Cela constitue une opportunité pour les entreprises qui souhaitent innover et proposer aux consommateurs des solutions plus écologiques. Le document a estimé que moins de 10 % des 8,5 millions des maisons existantes ont été isolées, il est clair que seul le programme Eco peut s’attendre à résoudre le problème.

C’est une réduction d’un nombre minuscule à un volume encore plus petit. Le programme global a été ramené de 1,3 d’euros par an lors de sa création au gouvernement de coalition à 640 millions d’euros afin de réduire l’impact des politiques vertes sur la facture énergétique des ménages.

Quels sont les changements apportés ?

Le principal changement apporté au programme présenté dans le document consiste à concrétiser l’engagement pris par le gouvernement en 2015 et de le concentrer entièrement sur la lutte contre la précarité énergétique.

L’élément de l’obligation de réduction des émissions de carbone du système, accessible aux ménages de tous les revenus, a été supprimé. Dans le même temps, l’éligibilité aux mesures Eco pour des raisons de faible revenu a été élargie, passant de 4,7 millions à 6,5 millions de ménages.